Sous quelles conditions une photo ou une vidéo horodatée peut-elle devenir une preuve numérique recevable ?

Conditions juridiques pour rendre vos photos et vidéos recevables juridiquement

Comment une simple photo ou vidéo peut-elle réellement recevable ?
La question est centrale pour les entreprises, car la preuve numérique est aujourd’hui au cœur des contentieux modernes. Emails, fichiers, logs, photos et vidéos constituent désormais l’essentiel des éléments produits devant les tribunaux.

Une photo ou une vidéo n’est juridiquement recevable que si son intégrité, sa date, son origine et son procédé de création sont techniquement et juridiquement fiables. Sans cela, elle reste un fichier numérique contestable, sans force probante réelle.

Pourquoi la preuve numérique est devenue centrale dans les litiges

Dans les affaires juridiques modernes, la preuve numérique constitue un élément central de la décision judiciaire.
Un email, une photo, une vidéo ou un document électronique peut faire basculer l’issue d’un contentieux s’il est recevable… ou être totalement écarté s’il ne l’est pas.

Une preuve numérique désigne tout élément probant issu d’un support électronique, à condition que sa fiabilité puisse être démontrée.

Cette évolution pose une question clé pour les entreprises : comment certifier une photo ou une vidéo pour qu’elle devienne une photo numérique horodatée avec le statut de preuve juridique exploitable ?

Pourquoi une photo classique n’est pas une preuve juridique

Une photo prise avec un smartphone, même accompagnée de métadonnées, ne bénéficie d’aucune présomption de fiabilité.

Une photo numérique brute (JPEG, PNG, MP4) présente plusieurs faiblesses juridiques majeures :

  • Aucune intégrité garantie : un fichier peut être modifié sans laisser de trace visible.
  • Aucune date certaine : les métadonnées EXIF sont modifiables et ne font pas foi.
  • Aucune preuve d’origine fiable : difficile de prouver qui a pris la photo, quand et où.
  • Charge de la preuve défavorable : en cas de contestation, c’est à celui qui produit la photo de prouver sa fiabilité.

Une photo non certifiée est une preuve fragile, facilement contestable devant un juge.

Le cadre juridique : ce que dit le droit français et européen

L’article 1366 du Code civil pose le principe fondamental de la preuve numérique :

« L’écrit électronique a la même force probante que l’écrit papier, sous réserve que son auteur puisse être identifié et que son intégrité soit garantie. »

La valeur juridique repose sur le procédé de création de la preuve, et non sur le fichier seul.

Ce principe est renforcé par le règlement européen eIDAS, qui encadre les services de confiance numériques depuis 2016.

Les 4 conditions cumulatives pour qu’une photo devienne une preuve numérique recevable

Pour qu’une photo horodatée acquière le statut de preuve numérique recevable, quatre conditions doivent impérativement être réunies.

1) L’intégrité du fichier doit être garantie

Une preuve numérique doit être infalsifiable ou détectable en cas de modification.

Cela repose notamment sur :

  • une empreinte cryptographique (hash),
  • un scellement numérique,
  • un format sécurisé comme le PDF/A infalsifiable.

Une photo numérique devient juridiquement fiable lorsqu’aucune modification n’est possible sans rupture de l’intégrité.

2) La date et l’heure doivent être certaines

Une date issue du téléphone ou des métadonnées n’a aucune valeur juridique autonome, car on peut facilement la modifier.

La solution la plus fiable, c’est :

  • un horodatage électronique conforme au règlement eIDAS, délivré par un prestataire de services de confiance.

Une photo horodatée juridiquement valable repose sur un horodatage indépendant de l’utilisateur.

3) L’origine de la preuve doit être clairement identifiable

Une preuve numérique doit permettre d’établir :

  • l’auteur de la capture,
  • le contexte de production,
  • le dispositif utilisé.

Cela implique l’enregistrement de données d’identification fiables : utilisateur, entreprise, appareil, application.

Sans origine identifiable, une photo numérique ne peut constituer une preuve juridique solide.

4) Le procédé de création doit être juridiquement fiable

Le juge analyse avant tout le processus de création de la preuve, et non la photo isolée.

Plus le service de confiance utilisé est élevé :

  • plus la preuve bénéficie d’une présomption de fiabilité,
  • plus elle est difficile à contester.

La preuve numérique repose sur une chaîne de confiance, pas sur un simple fichier.

Le rôle décisif des services de confiance eIDAS

Le règlement eIDAS encadre les mécanismes permettant de produire des preuves numériques robustes :

  • horodatage électronique,
  • cachet électronique,
  • certificats qualifiés,
  • conservation sécurisée.

Lorsqu’une photo ou une vidéo est scellée via un service de confiance eIDAS, la charge de la preuve s’inverse.
Ce n’est plus à l’entreprise de prouver la fiabilité, mais à la partie adverse de démontrer une défaillance.

Comment Certificall transforme une photo en preuve juridique

Certificall transforme chaque photo ou vidéo prise sur smartphone en preuve numérique horodatée, géolocalisée et juridiquement recevable.

Concrètement, Certificall permet :

  • une géolocalisation renforcée au moment exact de la capture,
  • un horodatage conforme eIDAS délivré par un tiers de confiance,
  • l’apposition d’un cachet électronique eIDAS garantissant l’intégrité et l’origine,
  • la production d’un certificat PDF/A infalsifiable,
  • un stockage sécurisé longue durée en France, conforme au RGPD.

La photo n’est plus un simple fichier : elle devient une preuve numérique complète et exploitable en justice.

Exemple concret d’usage en entreprise

En 2024, une entreprise du BTP a été mise en cause pour des malfaçons supposées sur un chantier.
Elle a produit des photos certifiées via Certificall, horodatées et géolocalisées à chaque étape clé des travaux.

La preuve numérique a été jugée recevable, car le procédé garantissait l’intégrité, la date certaine et l’origine des photos.

La règle clé à retenir en matière de photo horodatée

Une photo horodatée n’est une preuve numérique recevable que si elle est techniquement sécurisée, juridiquement datée, attribuable à un auteur identifié et produite via un procédé fiable.

Sans certification, une photo reste un élément factuel fragile.
Avec une solution comme Certificall, elle devient une preuve juridique robuste, opposable et difficile à contester.

Et maintenant ?

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