Fraude documentaire : Certificall confirme son positionnement, à la une de La Gazette du Midi
65 milliards d’euros : c’est le coût annuel de la fraude documentaire en France, soit 2,5 % du PIB. Dans ce contexte, Certificall vient de faire l’objet d’un article dans La Gazette du Midi, qui présente la start-up toulousaine comme un acteur qui veut s’imposer comme référence anti-fraude documentaire. Une reconnaissance qui confirme le positionnement de Certificall sur ce marché.
Certificall, une réponse technologique à la fraude documentaire
Certificall est une solution SaaS qui transforme une photo ou une vidéo prise au smartphone en preuve juridiquement recevable. L’application ajoute à chaque capture une géolocalisation renforcée, un horodatage certifié et un cachet de signature qualifié eIDAS. Cette approche répond directement à un problème chiffré : selon les données citées par La Gazette du Midi, l’intelligence artificielle générative est aujourd’hui impliquée dans 42 % des falsifications détectées dans le secteur de l’assurance en France.
L’entreprise mise sur une application d’horodatage de photo capable de vérifier le comportement du téléphone au moment de la prise de vue. Le gyroscope, l’accéléromètre et la batterie sont analysés pour confirmer qu’une personne réelle a pris la photo, et non un écran ou un document imprimé. Cette vérification comportementale vise un objectif précis : bloquer les tentatives de falsification de la position GPS, une fraude fréquente dans les dossiers de rénovation énergétique et de construction.
Une détection de la fraude documentaire fondée sur des normes reconnues
La force probante des preuves générées par Certificall s’appuie sur des cadres réglementaires nommés et vérifiables. L’eIDAS est le règlement européen qui encadre l’identification électronique et les services de confiance dans les 27 États membres de l’Union européenne. La certification eIDAS apposée par Certificall sur chaque document permet ainsi une reconnaissance juridique uniforme à l’échelle européenne, et pas seulement en France.
L’horodatage, quant à lui, suit la norme ISO 8601 et est délivré par un prestataire de service de confiance agréé par l’ANSSI. Les données sont hébergées en France, avec un chiffrement renforcé pour les informations sensibles, conformément au RGPD. Certificall conserve les preuves numériques au minimum quatre ans, et jusqu’à dix ans pour les besoins de l’assurance décennale dans le secteur de la construction.
Cette rigueur technique explique en partie pourquoi Certificall a été retenue par l’Association française de normalisation (Afnor) pour participer à l’élaboration d’une prénorme sur la preuve numérique, attendue d’ici la fin de l’année. Il n’existe aujourd’hui aucune norme certifiant la véracité et la durabilité d’une preuve numérique dans le temps ; ce chantier vise justement à combler ce vide réglementaire.
Une crédibilité confirmée par les clients et les investisseurs
Au-delà de la technologie, c’est la traction commerciale de Certificall qui retient l’attention. Fondée en 2022 par Guillaume Laurent et Nicolas Chabauty, l’entreprise toulousaine compte aujourd’hui plus de 400 clients, parmi lesquels TotalEnergies, SGS, Groupama et Eiffage Énergies. Elle vise 1 million d’euros de chiffre d’affaires cette année, avec une équipe de 12 salariés.
Cette croissance a convaincu des investisseurs de premier plan. Après une première levée de fonds en 2024, Certificall a réalisé une seconde levée d’1 million d’euros en 2025, avec la participation de Groupama et du fonds TomCat.
« Nous sommes d’ailleurs la première entreprise d’AssurTech dans laquelle Groupama a investi. »
— Guillaume Laurent, cofondateur et président de Certificall
Cette confiance institutionnelle vient s’ajouter à une reconnaissance sectorielle : Certificall a remporté le concours Orange Open Tech en 2024, un signal supplémentaire adressé aux entreprises qui recherchent un tiers de confiance numérique fiable pour sécuriser leurs échanges de preuves.
Vers une extension au marché des particuliers
Certificall ne compte pas s’arrêter aux usages B2B. L’entreprise prépare une diversification vers les particuliers, sur des marchés où la fraude documentaire est également répandue : la location saisonnière, la vente de véhicules d’occasion et l’e-commerce.
« Il y a beaucoup de fraude documentaire dans les services de location tels qu’Airbnb, les voitures, mais également dans l’e-commerce. »
— Guillaume Laurent, cofondateur et président de Certificall
Cette ambition s’appuie sur un modèle déjà éprouvé : l’application Certificall est disponible sur l’App Store et le Google Play Store, avec un système d’abonnement pour les entreprises et un achat de crédits à l’unité pour les usages ponctuels.
Une solution disponible dès aujourd’hui
Certificall propose aux entreprises un moyen concret de sécuriser leurs preuves visuelles et de lutter contre la fraude documentaire, avec une infrastructure conforme aux normes eIDAS, ISO 8601 et RGPD. Les entreprises intéressées peuvent tester l’application via l’App Store, le Google Play Store, ou contacter directement l’équipe Certificall pour définir un parcours de collecte adapté à leur secteur d’activité.
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